Retour sur la conférence de lancement de l’affichage environnemental des hôtels au Salon Mondial du Tourisme – le 16 mars à Paris

Partager :

Contenu copier-coller de Betterfly Tourism

Dans le cadre du Salon Mondial du Tourisme 2017, et de l’Année Internationale du Tourisme Durable pour le Développement , le déploiement de l’affichage environnemental a été officiellement présenté aux professionnels du tourisme, institutionnels et journalistes par les partenaires du dispositif et les premiers hôteliers engagés.

La conférence, animée par Edouard Fourdrin de l’ADEME et Hubert Vendeville de Betterfly Tourism,  a permis aux plus curieux de découvrir, ou de redécouvrir,  les différentes facettes de ce beau projet, soutenu notamment par Le Ministère de l’Environnement de l’Energie et de la Mer.

Betterfly Tourism vous en propose le résumé.

Expérimenté depuis 2011, et sur la base du volontariat, l’affichage environnemental est une démarche concrète et complète répondant à une demande des hébergeurs qui souhaitent réduire leurs coûts et leurs impacts, tout en leur permettant de communiquer sur leurs performances environnementales.

D’après l’ADEME, il est essentiel pour une entreprise d’avoir conscience de sa consommation, avant même de souhaiter engendrer un impact positif sur l’environnement.

Après avoir explicité les différents paramètres du projet, les intervenants ont apporté un éclairage sur le positionnement de l’affichage environnemental vis-à-vis des différents labels existants comme Clef Verte ou l’Ecolabel Européen. Il a été expliqué que l’affichage environnemental n’était ni un label ni un concurrent, et qu’il se présentait d’avantage comme un outil de complémentarité aux différents labels, en particulier pour l’Ecolabel Européen.

En effet, l’affichage est un excellent outil de préparation à l’obtention du label par la mise en place de bonnes pratiques.

D’après la représentante du Ministère de l’Environnement, Alexandra Bonnet, l’affichage environnemental est un moyen de voir émerger de nouvelles normes sociales orientées vers le tourisme durable.

En effet, l’ensemble des porteurs de projets perçoivent l’affichage comme un outil de changement des pratiques de consommation touristiques et permettra, d’après Roland Marion de l’ADEME, d’éveiller la conscience des consommateurs pour avoir un impact positif sur l’environnement, notamment dans le choix de son hôtel.

Compte tenu de l’envergure du projet, Didier Chenet, président du GNI, a souligné que ce n’était pas seulement un investissement financier et personnel  de la part du chef d’établissement, mais un réel travail d’équipe qui devait être engagé au profit de l’optimisation des consommations et de l’engagement durable de l’entreprise.

Le GNI, considère l’importance d’intégrer ces nouvelles « normes volontaires » au secteur et est prêt à porter la bonne parole dans les CFA, afin de sensibiliser en amont les plus jeunes et les nouveaux entrants dans le métier.

En complément, Roland Héguy, président de l’UMIH, a souligné l’engagement des adhérents sur certaines régions, comme l’UMIH Corse qui déploie auprès de 10 hôtels par an l’étiquetage environnemental. Cette démarche s’accompagne également de diffusion de guides de bonnes pratiques sur la réduction des gaspillages (guides publiés par l’UMIH au niveau national).

Pour les parties prenantes, la démarche ne serait pas complète sans une « information fiable, crédible, complète et juste, délivrée aux consommateurs », comme indiqué par Alexandra Bonnet.

Le visuel et le graphisme de l’étiquette environnementale jouent donc un rôle déterminant dans cette transparence attendue.

Validé par le Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer et l’ADEME, Hubert Vendeville, président de Betterfly Tourism, revient sur le format conçu pour le secteur hôtelier:

–          La partie  gauche présente la note de l’hôtel, allant de A à E,  évaluation délivrée suite à l’audit effectué par Betterfly Tourism. La note ne doit pas être considérée « comme une fin mais comme un moyen » de situer son impact environnemental et de suivre l’évolution dans le temps de sa performance. La note finale est une note agrégée sur le modèle des étiquettes énergétiques, bien connues des consommateurs.

–          La partie droite de l’étiquette fournit les caractéristiques chiffrées de l’impact associé à la nuit d’hôtel.

On y retrouve les informations plus scientifiques sur les émissions de gaz à effet de serre, la consommation d’eau, de ressources et le pourcentage de produits biologiques et écologiques utilisés.

Cette partie montre la robustesse et la justesse des informations.

–          Sur la partie basse, une partie texte, permet à chaque hôtel de communiquer son engagement, les actions qu’il souhaite mettre en œuvre et celles déjà en place dans l’établissement. Cette partie associée au story telling permet de rendre tangibles et transparentes pour le client les actions de l’établissement et limite l’impact négatif d’une faible performance.

Point renforcé par Franck Gervasoni , directeur de l’Hôtel de France  (38): « la note est secondaire, ce qui importe c’est la transparence vis-à-vis du client et d’engager la discussion avec lui ».

En effet, cette information n’est intéressante que si elle est accessible au client. C’est la mission que s’est donnée Réservation en Direct, partenaire du projet de déploiement, qui permet aux hôtels de se référencer à travers le site Fairbooking, site de réservation sans commission, qui présente environ 10% du parc hôtelier en France. Pascal Droux, président de Réservation en Direct précise : « l’objectif pour FairBooking est de mettre à disposition du consommateur un moteur de recherche vert, ayant comme moteur de classement l’étiquette environnementale, une première mondiale et une différentiation forte pour les hôtels et pour le site FairBooking.com».

Le dernier temps de la conférence a été dédié à la remise des premières étiquettes et aux témoignages des hôtels engagés :

Hôtel Barrière Le Westminster (4*) – Le Touquet (62)

Hôtel Le Normandy Deauville (5*) – Deauville (14)

Royal Hôtel (2*) – Versailles (78)

Hôtel Amiral (2*) – Nantes (44)

Hôtel de France (2*) – La Tour du Pin (38)

Interrogé sur l’expérience vécue au cours du projet, Romain Méthivier, directeur de l’hôtel Barrière Le Normandy Deauville, expliquait que malgré les standards de qualité qu’il doit respecter dans son hôtel  5*, il est possible d’engager une vrai démarche durable et éco responsable.

L’étiquetage a permis de mettre en lumière des points auxquels les établissements Barrière n’avaient pas formalisé d’action, comme des températures trop élevées dans les chambres, ou des pertes d’énergie au niveau du chauffage. Le groupe Barrière a également annoncé l’engagement de 2 autres hôtels, Hôtel Barrière Le Majestic et Hôtel Barrière Ribeauvillé, portant à 4 les établissements Barrière dans le projet

De son côté, Philipe Pain a présenté l’engagement de son établissement Le Royal Hôtel dans le projet et les démarches qu’il a dû suivre pour obtenir son étiquette dotée de la note B. Les actions identifiées lors de la visite de Betterfly Tourism lui permettraient  d’économiser environ 10 000 € par an. Philippe Pain a également mis en avant la simplicité du logiciel utilisé, WINGGY® que l’hôtelier utilisera pour mettre à jour son étiquette pendant 3 ans.

Ces nouvelles habitudes se substitueront aux anciennes pratiques, et permettront une forte réduction des impacts et une meilleure maîtrise de ses coûts, telles que cités par les hôteliers : installer des réducteurs de débit d’eau, former ses équipes aux bonnes pratiques, préférer les produits locaux ou encore les produits d’entretien écologiques, réduire la température de chauffage de certaines pièces, etc.

On retiendra l’engagement de la Corse qui, via l’antenne locale de l’UMIH, déploie le projet sur 10 hôtels par an pour présenter en 2021 50 hôtels étiquetés. L’aspect local de la mise en œuvre a été fortement illustré par Didier Leprince, président du Comité du Tourisme de l’Aube, qui a expérimenté pendant 3 ans une première version du dispositif et a permis à 14 hôtels de communiquer leur étiquette environnementale. L’engagement est total pour faire adhérer de nouveaux hôtels.

Sans oublier également l’implication des CCI, à travers le témoignage de Bénédicte Sergent, CCI France. C’est toute l’ingénierie des CCI qui souhaite accompagner le projet d’affichage : relais de communication auprès des chambres locales et des professionnels, et dans certains cas, accompagnement en direct des hôteliers par des chargés de mission, comme c’est le cas pour la CCIR Auvergne et la CCIR Bourgogne – Franche Comté.

Nous pouvons être fiers de l’adéquation de l’ensemble des partenaires à l’affichage environnemental. Il est rare de voir lors du lancement d’un projet une telle fédération d’acteurs, gage, nous l’espérons, d’un futur déploiement massif pour le secteur.

Afin de poursuivre la communication pour faire connaitre le projet d’affichage environnemental, d’autres événements auront lieux dans les prochains mois :

–          Journée nationale d’échange sur le Tourisme durable organisée par CCI France, le 04 avril à Paris

–          Colloque sur l’affichage environnemental avec les associations de consommateurs par Ministère de l’Environnement, le 16 mai à Paris

De plus, Betterfly Tourism proposera trois web conférences pour présenter plus précisément la démarche auprès des hôteliers. Les dates seront bientôt disponibles.

Restez connectés pour plus d’informations !

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *